COMMERCE, GRANDE DISTRIBUTION

Salarié licencié du Carrefour Market Elbeuf (76)

Réintégration d'Elvis ANCEL - Salarié licencié du Carrefour Market Elbeuf (76)

SIGNEZ LA PÉTITION DE SOUTIEN A ELVIS ANCEL,UN JEUNE SALARIE DU MAGASIN CARREFOUR MARKET ELBEUF (76) INJUSTEMENT LICENCIE.

EXIGEONS SA REINTEGRATION IMMÉDIATE !!!

 Elvis ANCEL était un jeune salarié du Carrefour market Elbeuf (76) aujourd'hui âgé de 21 ans. Entré dans le magasin en  2011 à 16 ans, il suit sérieusement ces études en alternance et réussi à décrocher un CAP de commerce multi-spécialités, en 2012, et son BEP Métiers de la relation aux clients et aux usagers, en 2014. En 4 ans au Carrefour Market D'Elbeuf, le jeune Elvis a enchainé ... 16 CDD !!!!

Début 2015, les élus CGT du magasin constate qu' Elvis travaille depuis 3 jours sans contrat. Le jeune salarié fait valoir ses droit et contraint la direction a transformé son CDD en CDI comme l'impose la loi...Dès lors, pour se venger la direction le licencie le 9 avril 2015 !!!

Que reproche-t on à Elvis ???

- De ne pas avoir respecté sa fiche de fonction

- être distant vis à vis de ces collègues de travail et de la clientèle

- De ne pas avoir fait un audit de prix, comme lui avait demandé le Gestionnaire de stock

- Manque de rapidité dans son travail occasionnant des ruptures en rayon

Si il était si lent, si distant et qu'il ne valait rien au travail pourquoi l'a-t-on gardé 4 ans dans ce magasin et pourquoi a t on renouvelé 16 fois son CDD ????

Vous l'aurez compris, Elvis est victime d'une injustice, car aucun de ces motifs ne tient la route.  le vrai motif...avoir le courage d'affronter sa hiérarchie et faire valoir ses droits !

La CGT n'en restera pas là et l'union locale d'Elbeuf va le soutenir et l'aider à faire valoir ses droits aux prudhommes.

Elvis est dans une situation social difficile, à l'âge de l'insouciance, ou d'autres jeunes de son âge s'amusent, lui est déjà dans la réalité sociale de la vie. Son père divorcé et travailleur handicapé ne trouve plus d'emploi, Elvis était le seul a rapporter un salaire à la maison pour aider le foyer et il a 2 petites sœurs.

Elvis est un gentil garçon qui avait des projets, pour sa famille, son papa et ses petites sœurs.  Il voulait mettre de l'argent de côté pour avoir un plus grand logement...il est revenu à la case Pôle Emploi !!! Merci Carrefour on optimisme !!!


 

E - Commerce

A L'OMBRE DES ÉCRANS

 

E-COMMERCESi dans l’e-commerce le client physique disparaît du paysage, la commande ne se matérialise pas miraculeusement en colis. Des salariés y travaillent dans des conditions peu reluisantes. Bienvenue chez Amazon et dans les « drives » de la grande distribution alimentaire.

A l'ombre des écrans

 

L’achat en quelques clics, de plus en plus prisé par le consommateur (+11% d’achats en ligne entre 2013 et 2014, +10% prévus en 2015 selon la Fédération e-commerce), se traduit par un rythme effréné dans les entrepôts où – le sait-il ? – l’e-client a passé commande. Que ce soit chez Amazon ou dans les « drives » – points de retrait express de marchandises – de la grande distribution alimentaire, les salariés doivent se presser.

 

DANS L’ENFER D’AMAZON.FR…


« L’obsession d’Amazon est de récupérer les clients et donc des parts de marché », analyse Sébastien Boissonnet, délégué syndical central CGT chez Amazon, « Par exemple, avec la livraison premium, en 24 heures, depuis la réception de la marchandise jusqu’à ce que la commande soit dans le camion, c’est la course à la productivité avec une pression physique et psychologique mise sur le salarié. Le client paye pour la livraison rapide. Si Amazon fait plus vite que la Fnac, elle fera couler la Fnac, c’est l’objectif. Et comme l’objectif de Jeff Bezos [NDLR : PDG fondateur d’Amazon] est d’écraser tout le monde, Amazon vend de tout ».

 

Le monde selon Jeff Bezos est celui du libéralisme sauvage. Un monde où les salariés, flexibles à souhaits, ne s’arrêtent pas et sont surveillés et chronométrés en permanence par ordinateur – via leurs scanners qui les guident vers les produits à récupérer dans les rayonnages et leur indiquent le compte à rebours.

 

À ce rythme, ils avalent chaque jour entre douze et vingt kilomètres d’entrepôts à pieds. Mais tenir la cadence ne saurait suffire, chacun doit l’augmenter et dépasser ses propres performances.

 

Résultat : les accidents du travail sont légion. Ils sont environ 2 200 salariés en contrats à durée indéterminée à travailler ainsi dans les quatre entrepôts logistiques que compte Amazon en France – Saran (45), Montélimar (26), Chalon-sur-Saône (71) et Lauwin-Planque (59) – et autant d’intérimaires recrutés à grand renfort de communication pour la période de Noël.

 

… ET DU « DRIVE »

Michel Édouard Leclerc se prendrait-il pour le Jeff Bezos de la grande distribution alimentaire française ? Leader dans les « drives » – 600 unités soit 50% du marché en 2015 – il investit de façon agressive dans le secteur. Les unités, des entrepôts disséminés sur le territoire et totalement indépendants des magasins, comptent entre dix et vingt salariés.

 

De fait, les courses familiales routinières réclament de la proximité. Après avoir passé sa commande par Internet le client peut venir la chercher, déposée en trois minutes dans sa voiture. Gain de temps pour lui, productivité maximisée pour les salariés. Le soir, c’est le rush.

 

L’organisation s’inspirerait-elle d’Amazon ? Personne ne le dit mais les similitudes sont multiples : polyvalence et flexibilité, courbes de cadences individuelles surveillées par ordinateur via le scanner, une dizaine de kilomètres parcourus chaque jour…

 

Ses concurrents directs, Chronodrive et Auchandrive (galaxie Mulliez), font de même à la différence des autres enseignes où les commandes peuvent être prélevées dans le magasin.

 

AU MÉPRIS DES SALARIÉS


À l’ombre des écrans d’ordinateurs, l’e-commerce ravale ses salariés à l’état de machines… Et habille cela de modernité : être jeune et performant. Have fun! (amusez-vous !)

 

L’injonction infantilisante d’Amazon, qui fournit effectivement de quoi s’amuser à son personnel (travailler déguisé, bonbons ou glaces offerts, etc.) n’a d’autre but.

 

Tous ne se laissent pas abuser « et il y a toujours une grève ou un conflit en cours chez Amazon, sourit Sébastien Boissonnet. Mais Amazon ne plie que face aux pouvoirs publics : une mise en demeure de l’inspection du travail, un jugement de justice, etc. Nous arrivons à nous organiser et nous avons noué des contacts syndicaux avec Amazon en Allemagne. C’est un début au niveau européen et nous allons continuer. Pour cela nous utiliserons les réseaux sociaux ».

 

Pas de folklore décérébrant à la Bezos dans les « drives » de la grande distribution alimentaire mais, chez Leclerc, contester peut valoir un licenciement. C’est ce qui est arrivé à un salarié. Il attaque aux prud’hommes, estimant son licenciement abusif et le motif mensonger : avoir volontairement ralenti la cadence. Certes, celui-ci a rencontré la CGT mais il avait surtout déjà roulé sa bosse dans le monde du travail.

 

Pour la plupart des salariés des drives, absents des magasins, souvent très jeunes, ils sont isolés et difficilement atteignables par les syndicats. Pour éviter que ces derniers, voire les médecins du travail, ne finissent par s’alarmer des conditions de travail dans ces structures, conseil est donné aux ressources humaines… de faire appel à des temps partiels précaires.


 

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